Journée #5 : Villeneuve fête sa première victoire mais Bourges perd à Pecs
Dans le groupe A, Salamanque l'emporte de 10 points à Cracovie, 67-77. Besiktas distance Orenbourg de 8 points et Bourges cède de 4 points à Pecs pour sa deuxième défaite en 8 jours. Salamanque prend la tête de la poule.
Dans le groupe B, Sopron contient de justesse le sursaut de Brno, 68-65. Villeneuve rompt de la plus belle des façons sa série de défaites en laminant Riga (71-53) sous la houlette de Géraldine Robert. Le CSKA Moscou sombre dans le Grand Canal de Venise, 66-63. Venise est en tête et toujours invaincue !
Dans le groupe C, le Hainaut tient bien le coup contre Ekaterinbourg mais les Russes l'emportent pile de 20 points. Valence domine Sibenik en imposant sa défense agressive dans les 20 premières minutes. Gdynia maîtrise totalement et dès le début de la rencontre un Prague emprunté.
Dans le groupe D, Vilnius écrase Kosice. A Montpellier, le Spartak fait le métier, emmené par Sue Bird et Sylvia Fowles impériales, face à d'excellentes Pauline K et Sheana Mosch, toutes deux au meilleur niveau international. Enfin, Fenerbahce coiffe Schio de 5 points en Italie. Le Spartak est leader.
MiZo Pécs 2010 62-58 Bourges Basket -- Stats Quart-temps : 16-14, 16-12, 18-13, 12-19
4-4 en 4 minutes, de la défense et aussi de la défense... Associée à un petit niveau d'adresse pour Bourges (25% à 2 points et 0% à 3 points), le premier quart-temps voyait les Hongroises virer en tête dans un début de match au coude à coude où le corps arbitral laissait jouer pour ne pas dire ne sifflait pas assez. Pecs se détachait de 4 points à la 13e minute, 20-16 et Pierre Vincent appelait un temps-mort immédiatement. La collègue brésilienne d'Alessandra, Gisela, marquait encore puis Kelly Mazzante prenait sa chance et Bourges se retrouvait à moins 10, 28-18 après 15 minutes de temps effectif. Pierre Vincent appelait un autre temps-mort, signe des problèmes offensifs des Berruyères. Cathy Melain prenait l'affaire en mains et servie par Katia Manic elle transformait un tir primé qui remettait les Tangos à moins 3, 28 à 25. Andrea Somogyi remuait sérieusement la défense pourtant si sereine habituellement de Bourges et à la pause Pecs gardait l'avantage 32-26. 32 points encaissés c'était dans les habitudes du Berry mais 26 points marqués, on s'inquiétait pour la vigueur offensive du combo tango.
Anna Vajda entraînait toute son équipe dans son sillage et Bourges peinait à revenir, se retrouvant même encore à plus de 10 points des Hongroises pendant presque 10 minutes. A 8 minutes de la fin Alessandra déjà à 17 points et 9 rebonds (finalement 20 et 11 rbds) redonnait du cœur aux filles de Pierre Vincent en transformant un 2+1 prétexte à la 4e faute de Vajda. 52-46, tout était encore possible et Katia Manic poussait même le retour à moins 4 à 7 minutes 10 de la fin. Pecs prenait évidemment un temps-mort en voyant Bourges revenue de moins 12 à moins 4 en 2 minutes. Pecs tentait de préserver son petit pécule mais commettait sa 4e faute d'équipe à plus de 6 minutes du buzzer, ouvrant la porte des lancer-francs aux Berruyères. C'est encore Katia Manic qui justement de 2 lancers rapprochait ses couleurs à moins 2, 52-50 et 5 minutes à jouer. Pecs avait de la ressource et repartait à l'attaque, plus 6, plus 4 et encore plus 6 à 1 minute pile de la fin, 60 à 54. Caps Dumerc dans un jour sans d'adresse (1/8) bataillait mais le moins 6 était encore là lors du dernier temps-mort berruyer à 37 secondes de la fin. C'était trop à combler pour si peu de temps et Céline Dumerc marquait au buzzer son seul panier du match : 62-58 pour Pecs. La bête noire est toujours vivante...
LOTOS PKO BP Gdnya 71-57 ZVVZ USK Prague -- Stats Quart-temps : 23-11, 21-15, 10-13, 17-18
L'équipe polonaise vient de recruter Monique Currie mais celle-ci restait 12 minutes sur la touche. Gdynia n'avait pas besoin d'elle au début de la rencontre et menait 7-2 dès la 3e minute. Natalia Marchanka alignait les 3 points, Ivana Matovic réglait la circulation sous le cercle et cela provoquait le premier temps-mort de Prague à la 6e minute. Temps-mort raté et le Lotos s'envolait 19-9 à la 7e minute avec Ivana Matovic à déjà 11 points. Reléguée à 12 points après 10 minutes, Prague pouvait éventuellement commencer son match... La sortie pour se reposer de l'intérieure serbe de Gdynia ne changeait rien bien que Lindsay Whalen tentait d'activer Prague. Monique Curry entrait et le coach de Prague lui collait immédiatement Swin Cash sur le dos. On ne sait trop où le coach tchèque avait vu que "Swinnie" défendait car immédiatement l'ailière US plantait 2 points. Avec plus 14 à la 16e minute, il fallait se bouger côté Prague et seules Whalen et Evina Maltsi semblaient l'avoir compris. C'était trop peu et l'écart montait à plus 18 à la pause, 44-26. La défense de Prague avait bien pris l'eau.
Le jeu se durcissait à la reprise mais les Polonaises faisaient la course en tête et tranquillement se gardait 15 points d'avance après 30 minutes de jeu. Prague avait certes haussé son niveau de jeu défensif mais le retour d'Ivana Matovic et Emy Podrug sur le parquet avait montré les carences dans la raquette des Praguoises. Lindsay Whalen mouillait le maillot et assurait les points et des rebonds mais la sous-utilisation de Swin Cash par le coach de Prague faisait pitié à voir tout comme l'inefficacité d'Ivanka Matic à rentrer ne serait-ce qu'un seul panier. Plus 14 pour Gdynia à la fin de la rencontre malgré les 21 points de Lindsay Whalen et les 8 et 4 rebonds de Sandra Le Dréan tandis que pour Gdynia, Matovic assurait 18 points et Emy Podrug sortait un double-double 10 points et 10 rebonds.
Union Hainaut Basket 65-85 UMMC Ekaterinburg -- Stats Quart-temps : 17-17, 18-22, 13-18, 17-28
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Lattes-Montpellier 70-93 Spartak Moscou -- Stats Quart-temps : 14-27, 17-24, 21-24, 18-18
Ils sont venus, ils sont presque tous là, même ceux du sud de l'Europe car il a joué le Spartak. Chaque déplacement du Spartak attire amateurs et spécialistes d'une grande région transfrontalière autour du club recevant. Et dès l'échauffement on comprend pourquoi, ce sera le choc de deux mondes, celui de la sélection ultime, double ou simple championne olympique, du Monde, d'Europe, dont la sculpturale Sylvia "big Syl" Fowles qui tranquillement dunke pour se mettre en train... En face Lattes-Montpellier rendait en moyenne 10 bons centimètres ou kilos et était privé des deux tiers de son secteur intérieur. Un peu inquiétant dès l'entame du match où le Spartak, étonnant de sérieux, déroulait un jeu alliant rebond dévastateur, transition rapide et surtout finition. Les filles de Valery Demory rataient quelques shoots faciles sous la pression de l'évènement mais surtout subissait la loi de l'intérieur de l'équipe des USA Sylvia Fowles qui engrangeait 16 points et 10 rebonds dans les 20 premières minutes. Lauren Jackson, en très petite forme physique et gardée sur le banc par Lazlo Ratgeber ne rentrait en jeu qu'en 7e joueuse de l'effectif pléthorique du Spartak et n'avait besoin que 2 secondes sur le parquet pour planter un 3 points. Pourtant il y avait une vraie rencontre et passé l'effet de surprise les Languedociennes s'appuyaient sur Sheana Mosch et Pauline K pour rester dans la partie. D'évidence le Spartak ne connaissait pas l'effectif latto-montpelliérain avant d'entrer sur le parquet mais il ne fallait pas longtemps aux joueuses "moscovites" pour comprendre d'où venait le danger et Pauline Krawczyk subissait le traitement spécial de leur défense. Revenu à moins 12 à la 17e minute par 5 points de la culottée Alexia Plagnard, Lattes se faisait surprendre dans la dernière minute de la première mi-temps par Sue Bird rarement vue aussi affûtée et pleine de vista. Elle plantait 2 paniers à 3 points d'affilée et distillait une autre passe décisive en 40 secondes pour porter l'écart à 20 points (31-51).
A la reprise Valery Demory faisait alterner toutes les défenses de zone du catalogue européen, 3-2, 2-2-1 et l'écart ne dépassait jamais les 25 points malgré 2 tirs à 3 points du corner de Diana Taurasi. Krawczyk, Mosch et Skrela portaient de bel manière le fer dans la défense du Spartak et Elodie Bertal se battait superbement contre l'imbattable. En face Sue Bird continuait à maîtriser totalement le sujet de l'organisation du jeu (8 passes décisives), Sylvia Fowles celui du rebond (17 prises) et le 70-93 final contentait tout le monde, public compris.
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