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Dijon, la fin en NF1 et les explicationsPlus petit budget de la NF1, Dijon venait pourtant de réaliser la meilleure saison de son histoire en terminant à la 4e place et se voyait même proposer il y a moins d'un mois de cela par la FFBB de candidater pour la 14e place en LFB. Le collectif et les systèmes défensifs mis au point par Dominique Roux étaient très certainement, avec ceux de Challes, les meilleurs de la division et Dijon était en quelque sorte le champion au rapport coût-efficacité. Rançon du succès, et aussi inflation des prix du marché, il devenait impératif d'augmenter très sensiblement ce budget pour poursuivre ce beau projet, en NF1 ou peut-être en LFB. Les collectivités territoriales, qui subventionnaient peu comparativement à celles des autres clubs de la division, ont donc été sollicitées. Et qu'ont-elles fait ? Rien ! De fait, les dirigeants de Dadolle viennent de mettre fin à l'épopée de leur équipe phare en NF1. basquetebol a bien entendu accepté de servir de relais au club comme à son entraîneur afin de communiquer.COMMUNIQUE DU CLUB DE DADOLLE DIJON
Le comité directeur du club de basket de Dadolle Dijon s'est réuni hier soir en assemblée exceptionnelle. Les dirigeants ont été contraints à renoncer à engager leur équipe féminine en N1 pour 2005-2006 par la voix d'un communiqué : « Sans augmentation de subvention au budget prévisionnel de 2006, malgré une équipe masculine en N2, sans possibilité d'avoir une avance pour démarrer la saison avec le départ de nos meilleures joueuses formées au club vers la Ligue, le choix s'impose à nous de ne pas poursuivre notre chemin en N1 féminine. Malgré la volonté affirmée par les élus locaux que Dadolle concrétise sa légitime ambition d'accéder au plus haut niveau, nous avons été conduits à renoncer à quinze années de travail. La décision qui affecte profondément l'ensemble des dirigeants de notre club risque d'être lourde de conséquences pour le développement du basket féminin au niveau local. »
A la suite de cette réunion, le comité directeur a reçu individuellement les joueuses. Le club tiendra une conférence de presse vendredi à 18 heures (à l'Hôtel du Parc) avant l'AG du Comité de Côte-d'Or. © Le Bien-Public (Merci pour tout à Caroline Coehlo). COMMUNIQUE DE DOMINIQUE ROUX, ENTRAINEUR DE DADOLLE DIJON
Au revoir et merci,
Je tiens, avant toute chose, à remercier le webmaster du site qui fait beaucoup pour la médiatisation du basket féminin en NF1. Dadolle ne repartira pas en NF1, après une aventure de 11 ans qui débuta en 1994 par le niveau départemental. La ville, dès 1997, a été porteuse du projet pour avoir une équipe de haut-niveau féminin. Pendant les 3 ans de NF1, nous avons tenté de garder ce niveau malgré une inflation galopante des salaires... Cette année, avec le plus petit budget, des sandwiches sur les aires de repos, nous avons effectué notre meilleure saison grâce à du travail, de la cohésion et de l'amitié. Las, la ville a décidé de ne pas nous suivre ni en Ligue Féminine, ni en NF1, et en une minute le projet féminin a été abandonné malgré les efforts du président. Je suis écoeuré et j'ai décidé de stopper ma passion d'entraîneur, choqué par ce manque de franchise au moment où nous avions des résultats, ce qui m'amène à quelques remarques : 1) Mieux vaut être riche et puissant que pauvre et faible ; 2) Le basket féminin marche sur la tête, on ne peut pas chaque année augmenter "les indemnités" des joueuses de 10 à 30 % quand l'économie n'augmente pas ; 3) Bientôt, si ce n'est déjà le cas, il n'y aura plus de clubs formateurs en NF1. Où la ligue trouvera son recrutement ? Ce qui est rare est cher ; 4) En NF1, les trois-quarts des équipes font moins de 100 entrées payantes (certaines ne font pas payer), alors comment justifier des indemnités, pour des joueuses du banc, de la valeur du SMIC et un appartement ? 5) 10 joueuses sur la feuille est au départ une règle intéressante, sauf en période de pénurie, et très rares ont été les équipes qui ont donné du temps de jeu ; quant aux deux jeunes de moins de 21 ans, c'est la course pour en trouver, donc elles sont surcôtées et à 21 ans... Quelles solutions ? 1) Limiter le rôle des agents de joueuses, qui, pour la plupart, ne connaissent pas le milieu du basket et proposent des joueuses à des prix exorbitants ; 2) Développer la formation, en particulier dans la catégorie benjamine, qui est la plus fondamentale. Actuellement, du moins en région Bourgogne, les qualités physiques des filles sont très faibles, les sports de base et en particulier l'athlétisme ne sont plus enseignés ; 3) Protéger les clubs qui font de la formation. La NF1 est un niveau carrefour, où doivent se cotoyer des clubs à fort budget et des clubs formateurs, c'est de moins en moins le cas, et les présidents doivent se montrer plus raisonnables, autrement ce sera la désertification du basket féminin qui n'a pas le même impact économique que son homologue masculin (sauf à de très rares exceptions)... Quant à moi, je suis frustré et très en colère je ne peux accepter cette décision qui fait abstraction des résultats et du travail de tout un club. En conséquence, je ne serai plus entraîneur la saison prochaine. © Dominique Roux. Vendredi 03 Juin 2005
Dr. Doum.
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